lundi 3 mars 2008

CETTE MALADIE EST-ELLE VRAIMENT INOFFENSIVE POUR L'HOMME ?


La fièvre catarrhe ovine, ou la langue bleue, connaît depuis 2006, une forte recrudescence à travers l’Europe. Actuellement, plus de 31 000 élevages ovins et bovins sont touchés en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Grande-Bretagne, au Danemark, au Luxembourg ainsi qu’en Tchéquie. La France n’est pas en reste, plusieurs cas ayant été détectés dans les Ardennes. Déjà connue des services vétérinaires, cette maladie, sans danger pour l’homme.

Source Univers nature - Cécile Cassier

Pour en savoir un peu plus.

Fièvre catarrhale du mouton Fièvre catarrhale ovine Fièvre catarrhale des bovidés
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales - N. f.
* fièvre : du latin febris, élévation anormale de la température du corps ; * catarrhale : du latin catarrhus ou du grec katarrhos : écoulement. Le catarrhe est une inflammation des muqueuses s'accompagnant d'une hypersécrétion des glandes de la région enflammée. La fièvre catarrhale, aussi appelée " Bluetongue " (en anglais langue bleue) ou maladie de la langue bleue, est due à un virus transmis par un moucheron et la contamination se fait par piqûre. Les ruminants sont particulièrement touchés par cette fièvre, essentiellement les ovins, et les symptômes les plus connus sont la fièvre, des difficultés dans la marche, des œdèmes au niveau de la tête et une cyanose (coloration bleue) des muqueuses, ainsi qu'un amaigrissement pouvant conduire à la mort des animaux (jusqu'à 40% dans les cheptels non vaccinés). On parle surtout de fièvre catarrhale du mouton, car si cette maladie apparaît aussi chez les bovidés et les chèvres, ce sont surtout les moutons qui en présentent les symptômes.
Les chercheurs des écoles vétérinaires et l'OIE (Office international des épizooties) sont formels : cette maladie ne se transmet pas à l'homme.

À l'Office International des Epizooties, la fièvre catarrhale du mouton est inscrite sur la "Liste A" qui contient "les maladies transmissibles qui ont un grand pouvoir de diffusion et une gravité particulière, susceptible de s'étendre au-delà des frontières nationales, dont les conséquences socio-économiques ou sanitaires sont graves et dont l'incidence sur le commerce international des animaux et des produits d'origine animale est très importante."
Responsable :
c'est un virus de la famille des Réoviridés, du genre Orbivirus. La transmission se fait par le sang, les semences (sperme, ovules et embryons) et la piqûre du moucheron responsable - voir ci-dessous. On connaît aujourd'hui 24 sérotypes c'est-à-dire 24 virus différents, ce qui explique que le vaccin mis au point pour cette maladie ait une efficacité relative.
Vecteur : moucheron piqueur
hématophage (qui se nourrit du sang des ruminants) Culicoïdes sp. de 2 à 3 mm de long, qui avait une répartition géographique subtropicale, mais dont l'aire s'étend de plus en plus vers le nord (réchauffement climatique ?) : bassin méditerranéen, Corse en octobre 2000 et, en 2006, apparition de cas aux Pays-Bas, en Belgique, Allemagne et France continentale.
Conséquences : l'apparition de la fièvre catarrhale dans un cheptel entraîne des restrictions commerciales sévères en ce qui concerne les animaux des espèces sensibles à la maladie, entre autres : * isolement des animaux présentant des symptômes de la maladie, * abattage et destruction des cadavres, * abattage des autres ruminants des troupeaux concernés pour éviter leur entrée dans la chaîne alimentaire, * suivi clinique et sérologique des exploitations à risque, * lutte contre les insectes.



ENCORE UN MÉFAIT DU RÉCHAUFFEMENT DU CLIMAT,
DES PRATIQUES D'ÉLEVAGE
& DE L'AGROALIMENTAIRE

C'est une maladie animale à déclaration obligatoire, originaire d’Afrique et qui semble monter vers le nord, possiblement grâce au réchauffement du climat (selon l'AFSSA notamment).

Le virus a été détecté dès la fin des années 1950 au sud de l’Espagne et du Portugal, puis en 1998 avant de l'être en Italie et en France (la Corse). Ces pays combattent le virus par des campagnes de vaccination.

Fin 2006, on ne connaît aucun cas de transmission à l'Homme. Plusieurs centaines de cas ovins ont été détectés les 6 derniers mois de 2006 en Europe du Nord et il s'agit d’un nouveau sérotype (8), indépendant des foyers repérés au Sud de l’Europe autour de la Méditerranée (sérotypes 1, 2,4, 9, 16).

Le 22 novembre 2006, plus de 1 800 cas avaient été détectés en Belgique, Allemagne, et Pays-Bas, dont seulement 6 en France. La maladie se développe à nouveau depuis juin 2007 dans ces même pays.
La mondialisation des réseaux agroalimentaire et de l'élevage en particulier pourrait augmenter le risque de diffusion de cette maladie et d'autres dans le monde.


Une fin du pétrole conventionnel calamiteuse


On pouvait considérer le début du déclin de la production pétrolière conventionnelle comme une bonne nouvelle pour la planète, mais cette nouvelle ère de transition risque de s’avérer catastrophique d’un point de vue environnemental. La difficulté de la production pétrolière mondiale à suivre la demande a permis au baril de pétrole d’atteindre les 100 dollars en début d’année, soit un doublement de son prix depuis janvier 2007. Cette nouvelle donne économique permet le développement d’énergies aux bilans environnementaux très négatifs.
Le dernier exemple en date est l’annonce, ce mercredi, par la compagnie canadienne Suncor Energy d’un programme de plus de 20 milliards de dollars pour l’extension de sa production pétrolière de sables bitumineux. Avec cet investissement, Suncor espère accroître sa production de 200 000 barils par jour (bpj) à l’horizon 2012 et, ainsi, pouvoir atteindre un rythme global de 550 000 bpj.
L’extraction et la transformation de sables bitumineux en pétrole sont des opérations très polluantes. D’un côté, elles nécessitent un apport énergétique très important, occasionnant environ 20 % d’émissions de gaz à effet de serre supplémentaires que le pétrole conventionnel, et d’un autre, elles impactent fortement sur la biodiversité locale, du fait des grandes étendues de terre à sacrifier et du besoin en eau.

En novembre dernier, Greenpeace Canada avait mené des actions de protestation contre l’exploitation des sables bitumineux, indiquant que « Pour chaque litre de pétrole produit, il faut compter de trois à cinq litres d’eau. Ces eaux usées sont ensuite accumulées dans d’immenses bassins, visibles depuis l’espace…
Les industriels détruisent des forêts anciennes qui constituent d’importants habitats pour les animaux sauvages.
Si tous les permis d’exploitation demandés étaient accordés, l’exploitation des sables bitumineux couvrirait un territoire aussi vaste que celui de la Floride ».

Ce nouvel exemple de course à l’énergie, s’ajoute à celui de la forte expansion de la production des agrocarburants. Expansion dont les conséquences environnementales s’avèrent être, elles aussi, très néfastes, comme l’illustre l’accélération de la déforestation en Amazonie. Le charbon, autre ressource énergétique pas vraiment propre connaît aussi un boom non négligeable, actuellement la production mondiale progresse d’environ plus de 300 millions de tonnes par an.

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Comité de Soutien à l'Association Kokopelli

La finalité de ce comité de soutien est :

- de protéger l'Association Kokopelli des attaques de l'état Français et du lobby semencier.
- de libérer les semences de vie de l'emprise des multinationales de l'agro-chimie et des transgéniques.

Le Manifeste de Kokopelli, fondateur et fédérateur de ce comité de soutien peut être téléchargé.

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